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  • Le BSEIPH et l’UE préoccupés par la problématique du handicap en Haïti

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    bseiph_ue_postLe bureau du secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées (BSEIPH), de concert avec l’Union européenne (UE), a réalisé un atelier de formation et d’échanges sur la problématique du handicap en Haïti le vendredi 22 septembre 2017. Cette activité visait à sensibiliser les cadres de l’UE et de l’administration publique haïtienne à la problématique de l’intégration des personnes handicapées dans leur pratique fonctionnelle.

    «Les personnes à besoins spéciaux font face à de grands problèmes. L’accès à des services sociaux de base, l’accès à l’éducation, à l’emploi, la pauvreté sont entre autres les divers obstacles auxquels elles sont confrontées chaque jour. Pour apporter une réponse à tous ces manquements, il fallait réorienter les actions des acteurs de l’administration publique et de l’UE, qui est un partenaire clé», a expliqué en substance Mause Darline François, responsable de projet à l’ONG CBM en Haïti. Elle a souhaité que les appels à propositions et les projets financés par l’UE soient des projets qui renferment des indicateurs axés sur le handicap.

    Présent à cet atelier, le secrétaire d’État à l’Intégration des personnes handicapées, Gérard Oriol Jr, a fait savoir que l’État et les acteurs du développement doivent travailler de manière à bannir l’exclusion pour que tous les citoyens soient au centre de ses objectifs stratégiques. « La problématique du handicap appelle à un développement inclusif et demande de la concertation de tout un chacun », a-t-il indiqué.

    De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne, Vincent Degert, croit que pour gagner le combat contre l’extrême pauvreté, il faut s’attaquer au fléau de l’exclusion, qui, selon le diplomate, marginalise la potentialité des hommes et des femmes. Ces acteurs clés peuvent contribuer à la concrétisation des objectifs de développement durable. « L’approche fondée sur les droits vise à replacer les droits fondamentaux au centre des politiques publiques de manière horizontale, afin d’en assurer leur protection par les débiteurs d’obligation, à savoir l’État », a ajouté l’ambassadeur Vincent Degert.

    Par ailleurs, les différents intervenants et participants ont travaillé sur plusieurs stratégies d’inclusion comme l’éducation, les infrastructures et la sécurité alimentaire. Cette journée de travail s’inscrivait dans le cadre du programme d’appui à l’intégration des personnes handicapées en Haïti, qui est supporté par l’UE et l’organisation Christian Blind mission (CBM) d’un montant estimé à 3 000 000 d’euros.

    Source : Le Nouvelliste